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Livre mer : nouveau monde (le) de vespucci/

NOUVEAU MONDE (LE)

Auteur(s): VESPUCCI/
Editeur : CHANDEIGNE
Date de parution : 08/03/2005

Thématique : VOYAGES D'EXPLORATION
25.40 €
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description
Lettres d'Amerigo Vespucci envoyées à ses protecteurs, réputées pour leur qualité documentaire et littéraire.


Dimensions : 222 x 21 x 160 mm
Poids : 570 g
Nombre de pages : 303

Quatrième de couverture

Le plus grand titre de gloire d'Amerigo Vespucci est d'avoir donné son nom au Nouveau Monde. Cette attribution a été à l'origine d'une controverse qui fait ici l'objet d'une analyse détaillée.

Il faut aussi retenir que ses relations de voyage ont connu, au début du XVIe siècle, le plus grand succès d'édition pour des textes contemporains depuis l'invention de l'imprimerie.

Vespucci a été le premier à évoquer les côtes et les forêts du Brésil
dans des récits à la qualité littéraire certaine, écrits dans un style vivant et imagé. Ses aventures de navigateur, d'astronome et de conquérant, ses rencontres avec les « sauvages », nous entraînent dans la nature paradisiaque de la « Terre des perroquets ». Les hommes y sont forts, agiles, à l'esprit vif, les femmes y sont belles et accueillantes. Il nous fait pénétrer dans des villages perdus de la forêt vierge, il décrit avec étonnement les maisons sur pilotis de la « petite Venise » (qui a donné son nom au Venezuela) et enfin, il nous fait partager son horreur devant les rituels cannibales décrits ici pour la première fois et dont un des marins de son expédition fit les frais.

Le Mundus Novus, la Lettera et les Lettres familières, textes fondateurs du mirage américain en Europe, sont traduits ici dans leur intégralité pour la première fois en français.



Extrait

« (…) Ce que j'ai vu et que tous nous vîmes, ce fut une quantité infinie d'oiseaux, de couleurs et de formes si différents les uns des autres que c'était merveille. Certains étaient d'un rouge grenat, d'autres verts, rouges et jaunes, d'autres entièrement verts, d'autres noirs ou incarnat. Le chant des autres oiseaux qui étaient dans les arbres était une chose si suave et si mélodieuse, qu'il nous arriva souvent de rester sans bouger à cause de leur douceur. Les arbres sont d'une telle beauté et sont si doux que nous pensions être au Paradis Terrestre. Aucun de ces arbres et aucun de leurs fruits ne ressemblaient à ceux de chez nous. Dans le fleuve, nous vîmes de nombreuses espèces de poissons d'aspect divers (…)

Il me semble, Magnifique Laurent, que mon voyage contredit l'opinion de la plupart des philosophes, qui disent qu'on ne peut habiter sous la zone torride à cause de la grande chaleur. Moi, dans mon voyage, j'ai constaté le contraire, car l'air y est plus frais et plus tempéré qu'ailleurs, et les gens qui y habitent sont beaucoup plus nombreux que ceux qui habitent ailleurs, pour une raison que l'on dira plus loin. Ce qui est certain, c'est que la pratique vaut mieux que la théorie. »


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