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Livre mer : confessions d un negrier les aventures du capitaine poudre a can de canot theodore

CONFESSIONS D UN NEGRIER LES AVENTURES DU CAPITAINE POUDRE A CAN

Auteur(s): CANOT THEODORE
Editeur : LIBRETTO
Date de parution : 05/06/2008

Thématique : ROMANS MARITIMES
11.05 €
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description
Témoignage direct d'un négrier, dernier des grands trafiquants de la côte de Guinée : un homme « normal » faisant le récit de ses passionnantes aventures…


Dimensions : 164 x 35 x 90 mm
Poids : 220 g
Nombre de pages : 262

Quatrième de couverture

Ces Confessions, mémoires confiées à un journaliste américain, Brantz Mayer, et publiées à New York au milieu du XIXe siècle, furent longtemps considérées comme un classique de la littérature d'aventures : naufrages, beuveries, batailles rangées entre trafiquants... rien ne manque aux amateurs.

Mais aujourd'hui, tout le prix de ce récit exceptionnel réside également dans le tableau exhaustif de la traite négrière après les guerres napoléoniennes. On y trouve données économiques de base, description de la logistique des diverses branches de ce commerce, ainsi que le raisonnement intellectuel permettant de justifier ce « négoce  », et qui constituera l'un des fondements de l'histoire du racisme.


Né à Florence d’une mère italienne et d’un père français, Théodore Canot (1804-1860), navigua presque toute sa vie sous les pavillons du monde entier, devenant l’un des négriers les plus connus du XIXe siècle. Ses mémoires lui assurèrent la notoriété, et il finit sa vie en France après avoir été administrateur colonial en Nouvelle-Calédonie.


Extrait

« (…) J'ai toujours regretté d'avoir quitté Whydah, pour effectuer ma traversée de retour, sans interprètes qui eussent facilité les inévitables rapports avec les esclaves. Personne à bord ne connaissant un mot de leur dialecte, bien des plaintes venant des Noirs, qui auraient été soient écartées, soit réglées d'une manière satisfaisante si nous avions compris l'objet de la réclamation, étaient passées sous silence ou étouffées à coups de fouet. A vrai dire, à bord de l'Estrella le fouet était le symbole unique de la discipline et, en fin de compte, ce fut lui qui m'enseigna la plus triste des leçons.

Dès le début, un visible mécontentement se manifesta parmi les esclaves. Je m'efforçai d'abord de les adoucir et de les satisfaire par des gestes de bienveillance, mais une telle attitude n'a pas de valeur pour des Africains non civilisés (…) ».
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