Librairie maritime de la Corderie Royale
CAPITAINE DE SA MAJESTE
11.65 €
Comme le dit si bien Michel Le Bris : « Longue vie, à Richard Bolitho, capitaine de sa Majesté ! »
Dimensions : 182 x 28 x 120 mm
Poids : 350 g
Nombre de pages : 448
Quatrième de couverture
Le jeune capitaine Richard Bolitho, en cette année 1784 bizarrement marquée par la paix, se voit confier la mission d'aller pousser discrètement les pions de la puissance anglaise au large de Bornéo. Des parages où les lois de la guerre ne sont pas respectées par grand monde. Autant dire que tous les coups ou presque sont permis… L'honneur, à quoi semblent encore tenir les marins en cette dure époque, y perdra des plumes – et Bolitho lui-même quelques illusions.
Préface
Les lecteurs de Cap sur la Gloire l'avaient laissé, jeune capitaine de la Phalarope, dans le sifflement des boulets, à la bataille des Saintes. Ils le retrouveront ici, un an plus tard, désabusé, faisant le pied de grue à l'Amirauté. Devant les grilles, dehors, deux marins en guenilles, l'un aveugle, l'autre infirme, mendient sous la pluie dans l'indifférence générale. Un an ? Un siècle, soupire Bolitho, qui cherche en vain ses marques, dans un monde devenu tout à coup étranger. C'est que la paix est là, en cette année 1784, et son cortège de misères. Les ports regorgent d'épaves rejetées par la mer et les champs de bataille…
Michel Le Bris
Chronologie des œuvres
Extrait
« Il (Bolitho) avait désormais repris son calme. Sarcasmes et persiflages étaient inévitables. Mieux valait les écouter jusqu'au bout, pour en être débarrassé.
– Certes , dit Jardine, en se renversant dans son fauteuil, en faisant grincer ses bottes bien cirées. Puis le Bedford est arrivé à votre rescousse. Un navire de cette malheureuse compagnie si critiquée a réussi à mettre l'Argus en fuite.
– Si vous aviez été sur les lieux, major…
Jardine tendit en éventail ses petits doigts potelés :
– Mais je n'y étais pas, Monsieur. Je suis un soldat. Je suppose que je puis m'en remettre, quant à ces affaires, à notre marine, n'est-ce pas ?
– Il suffit ! coupa froidement Conway. Je ne tolérerai plus le moindre trait, ni de votre part, Bolitho, ni de la part de qui que ce soit ! ajouta-t-il en se tournant vers Jardine.
– Si l'Undine avait été vaincue en combat régulier, j'aurais destitué le commandant Bolitho. Il le sait parfaitement, ainsi que vous tous. On s'attend trop souvent à voir la Marine affronter des forces supérieures et remporter de brillantes victoires, comme cela a été si souvent le cas dans le passé, malgré une situation d'infériorité ridicule. C'est le point de vue de politiciens écervelés, qui donnent priorité au profit immédiat, au détriment de la sécurité à long terme ! Dans les circonstances présentes, je demanderai au comandant Bolitho d'appareiller sans délai, dès que les réparations auront été faites, et de se rendre dans le détroit chez Mujaldi. »
Biographie de l'auteur
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