Librairie maritime de la Corderie Royale
PELERIN D'ANGKOR (LE)
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Date de parution : 16/02/1997
Thématique : PIERRE LOTI
22.00 €
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Récit de voyage de Pierre Loti (et texte fondateur, dans nos rêves d'exotisme…) au Cambodge, au début du XXe siècle. Cahier central de 8 pages photos noir et blanc de l'Ecole française d'Extrême-Orient et de la RMN.
Dimensions : 220 x 7 x 140 mm
Poids : 184 g
Nombre de pages : 110
Quatrième de couverture
« Au fond des forêts du Siam, j'ai vu l'étoile du soir se lever sur les grandes ruines d'Angkor. »
Pierre Loti, de son vrai nom Julien Viaud, a rapporté de ses nombreux voyages en Extrême-Orient, « Un pèlerin d'Angkor ».
Un journal de son expédition au Cambodge, durant l'année 1901, où il découvrit les ruines colossales des temples d'Angkor, son vieux rêve d'enfant.
Loti écrit avec précision et poésie, l'immense sanctuaire d'Angkor Vat, au pied duquel il réside, dans une « maison du voyageur », et ses visites à la grande cité si célèbre pour ses « tours à quatre visages » monumentales, envahies par la végétation, les « vieilles dames chevelues » écrira-t-il à plusieurs reprises.
Extrait
« Je ne sais pas si beaucoup d'hommes ont comme moi, depuis l'enfance, pressenti toute leur vie. Rien ne m'est arrivé que je n'aie obscurément prévu dès mes premières années.
Les ruines d'Angkor, je me souviens si bien de certain soir d'avril, un peu voilé, où en vision elles m'apparurent ! Cela se passait dans mon « musée » d'enfant, — très petite pièce, en haut de ma maison familiale, où j'avais réuni beaucoup de coquillages, d'oiseaux des îles, d'armes et de parures océaniennes, tout ce qui pouvait me parler des pays lointains. Or il était décidé tout à fait à cette époque, par mes parents, que je resterais près d'eux, que jamais je n'irais courir le monde, comme mon frère aîné qui venait de mourir là-bas en Extrême-Asie.
Ce soir-là donc, écolier toujours inattentif, j'étais allé m'enfermer au milieu de ces choses troublantes, pour flâner plutôt que de finir mes devoirs, et je feuilletais des papiers jaunis, revenus de l'Indo-Chine dans les bagages de mon frère mort. Des carnets de notes. Deux ou trois livres chinois. Ensuite un numéro de je ne sais quelle revue coloniale où était contée la découverte des ruines colossales perdues au fond des forêts du Siam ; il y avait une image devant laquelle je m'arrêtai saisi de frisson : de grandes tours étranges que des ramures exotiques enlaçaient de toutes parts, les temples de la mystérieuse Angkor !

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