Un bon roman (pas vraiment policier) sur fond d'exode à La Rochelle où se côtoient héroïsme et rage de vivre libre.
Dimensions : 177 x 14 x 110 mm
Poids : 140 g
Nombre de pages : 218
Quatrième de couverture
En juin 1940, en pleine débâcle, alors que la bataille de France est déjà perdue et que les réfugiés se bousculent vers le sud, une flottille de cinq chalutiers venue des Pays-Bas arrive à La Rochelle. A la tête de ces navires ayant bravé l'aviation et les mines allemandes se trouve Omer accompagné de ses fils. Ils ont mis meubles, femmes et enfants dans les cales et pris la mer en hommes libres qui ne céderont rien à l'occupant. Leur place est sur la mer. Ils veulent travailler, ne parlent pas français et refusent la panique. Sans effort sinon celui d'être fidèles à eux-mêmes, mais avec un héroïsme certain, ces hommes vont résister. Ils en payeront le prix...
« Je ne pensais pas qu'il était possible d'être à la fois aussi populaire et aussi bon. »
Henry Miller
Extrait
« – Qu'est-ce qu'il dit ?
Rien que des monosyllabes, ou presque. Et la femme à cheveux gris était venue se camper à côté de lui, un peu en retrait.
– Vous avez traduit que le règlement…
– Il répond qu'il se moque du règlement…
– Comment ?
– Les bateaux sont à eux…
– Ce n'est pas une raison… Expliquez-lui qu'en temps de guerre…
L'homme, qui pouvait avoir cinquante-cinq ou soixante ans, les regardait toujours de ses yeux clairs, tirait des bouffées de sa pipe, adressait parfois un clin d'œil à sa femme, puis crachait dans l'eau.
– En somme, que veulent-ils ?
Comme par enchantement, en quelques instants, de la vie était apparue sur le pont des cinq bateaux. Les gens du quai regardaient avec étonnement ces hommes, ces femmes, ces enfants, car il y avait au moins une quinzaine d'enfants, surgir du flanc du chalutier et se grouper pour les regarder à leur tour.
N'était-ce pas un peu comme dans un jardin zoologique où l'on s'observe avec une égale curiosité de part et d'autre des barreaux des cages ?
On était venu voir les Flamands des bateaux et les Flamands contemplaient, eux, ces petites silhouettes noires qui se détachaient, sur les pierres dorées des quais, devant les maisons blanches aux volets verts. »
Il n'y a pas encore de commentaire sur ce produit.