« J' ai le démon du voyage comme chacun a son démon. Simplement c'est chouette de s'en aller, de tout planter là et de boire des pays comme on boit des coktails » dixit le « Suisse errant ».
Dimensions : 205 x 40 x 140 mm
Poids : 990 g
Nombre de pages : 1372
Quatrième de couverture
Ce volume contient :
I. Poèmes : Du monde entier, comprenant :
Les Pâques à New York, 1912
• Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France, 1913
•
Le Panama ou les aventures de mes sept oncles, 1918 • Feuilles de route suivi de Sud-Americaines, 1924-1928
II. Romans : L’Or. La merveilleuse histoire du général Johann August Suter, 1925
• Moravagine, 1926
• La Fin du monde filmée par l’Ange N.-D., 1919
• Dan Yack, 1929
III. Nouvelles, 1938 : « Le rayon vert », 1938
• « Fébronio (Magia sexualis) », 1938
•
« La Femme aimée », 1938
• « L’ Amiral », 1940
IV. Mémoires : Une nuit dans la forêt. Premier fragment d'une autobiographie, 1929
• Vol à voile, 1932 • Une nuit dans la forêt, 1929
• Bourlinguer, 1948
• « La Tour Eiffel sidérale », 1949
« J'enjambai la grille du bassin, je cueillis les fleurs car ces trois roses écloses de la nuit, les premières de l'année, étaient le premier baiser du printemps, une annonce et une promesse – et je me mis à courir, car je ne pouvais plus rester à Paris. Je courus jusqu'à mon hôtel. Je montai quatre à quatre l'escalier. Je fis irruption dans ma chambre. J'arrachai les rideaux. Je me mis à fouiller fébrilement dans mon armoire à glace, envoyant dinguer à travers la pièce linge, manuscrits, vêtements, livres, etc., tant mon impatience était grande d'aller courir après le printemps, de le rattraper, de le surprendre quelque part, n'importe où, mais… loin ! Je devais partir. »
Blaise Cendrars, Le Sans-Nom, 2002
« La force et le mérite de Cendrars – et ceci apparaît surtout dans ses poèmes - c'est qu'il n'a pas menti sur l'ambiguïté des voyages : on s'attache, on s'arrache et ce mouvement pendulaire est loin d'être innocent. On passe de la jubilation à la tristesse et cette balance qui est comme un voyage à l'intérieur du voyage, vous tue. »
Nicolas Bouvier, L'Echappée belle, 1996
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