Un roman magnifique, très bien traduit du néerlandais. Derrière la vie de l'explorateur anglais James Cook, l'envers du mythe, le destin de sa femme Elizabeth. Prix Corderie-Hermione 2007.
Dimensions : 176 x 31 x 110 mm
Poids : 350 g
Nombre de pages : 498
Quatrième de couverture
Au printemps 1775, Elizabeth Cook, trente-quatre ans, seule depuis trois ans, attend le retour de son célèbre époux, James Cook, qui effectue son second voyage exploratoire.
Alors qu'elle se prépare à l'accueillir, qu'elle imagine une vie nouvelle, la reconstruction d'une relation conjugale et familiale authentique, l'angoisse l'étreint. Déroulant le fil de sa mémoire, Elizabeth revisite ses longues années de solitude, ses difficultés, ses douleurs, ses drames vécus dans le secret – et s'interroge sur la possibilité d'un lien si ténu.
James Cook revient enfin, mais la mer l'attire plus que tout, et il ne pense bintôt qu'à repartir…
Très ancré dans la réalité, très documenté sur la société londonienne du XVIIIe siècle, ce roman historique somptueux propose un magnifique portrait de femme, véritable personnage de fiction à l'incroyable destin.
Commentaire
« Le Retour est avant tout consacré à Elizabeth Cook, la femme, puis la veuve de James Cook. C'est un roman sur l'attente et ce que cette attente suscite en Elizabeth Cook, sur les retours du héros et les tensions que ces retours provoquent inévitablement et aussi sur la fin de l'attente, après la mort de Cook.
Même si le roman est situé principalement dans la maison d'Elizabeth, la mer y est toujours présente, dans l'imagination des personnages ou dans les récits qu'ils font de leurs périples, y compris dans les extraits de lettres et journaux de bord – jusqu'au moment de bravoure qu'est la mort de Cook et dont l'interprétation est historiquement discutable – elle attribue sa mort à un désordre psychologique croissant – notamment si l'on suit celle, anthropologique et autrement plus convaincante, qu'en donne Marshall Sahlins dans Des îles dans l'histoire, Paris, 1989.
Autour d'Elizabeth et de James Cook (absent-présent), Anna Enquist campe de nombreux personnages secondaires intéressants : les enfants de Cook, au destin tragique, et surtout les autorités navales londoniennes, dont l'amiral Hugh Palliser. C'est un livre sur les vides, les creux, les silences et la solitude. »
François Weil*
* François Weil est Directeur d'études à l'École des Hautes Etudes en Sciences Sociales et directeur du Centre d'études nord-américaines (composante du laboratoire Mondes américains : sociétés, circulations, pouvoirs, MASCIPO, UMR 8168, CNRS-EHESS). Ses recherches ont porté sur l'histoire sociale de l'industrialisation américaine, sur l'histoire des mouvements migratoires dans l'espace atlantique et nord-américain, sur l'histoire urbaine des États-Unis, et sur l'historiographie nord-américaine. Il travaille actuellement à deux ouvrages consacrés, le premier à l'histoire de l'intérêt généalogique aux États-Unis depuis le XVIIe siècle, et le second aux migrations de France aux Amériques depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle.
Biographie de l'auteur
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