Carnet de bord littéraire de Jean-Pierre Abraham au cours de ses années passées à Armen – en tant que gardien de phare – de 1959 à 1964.
Poids : 231 g
Nombre de pages : 156
Quatrième de couverture
Il faisait le même temps lorsque j'ai vu Armen pour la première fois. La mer était grise, comme toujours lorsqu'on navigue sur un bateau de guerre j'a cru reconnaître cet endroit. J'ai souhaité vivre dans ce phare. C'était la meilleure façon pour ne plus le voir. Quand j'ai posé le pied, la première fois, sur ce débarcadère-jouet, je me suis cru chez moi. mais de toute cette époque, déjà, je me souviens peu.
Extrait
5 février
« (…) Au crépuscule la mer montait. Le vent était glacé. Frissonnant, perché sur l'étroit muret extérieur qui borde la lanterne, je nettoyais les grandes vitres. J'aurais voulu faire ce travail plus lentement, j'aurais dû y passer toutes les heures du jour. La brume avait laissé ici la marque de son haleine, une buée un peu grasse, et le contact du chiffon trempé, dans ma main me répugnait. (…) »
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