Un éclairage nouveau sur le métier de marin. Marcus Rediker les considère comme « des prolétaires issus du premier groupe de travailleurs à avoir vendu leur force de travail aux capitalise marchands ».
Poids : 350 g
Nombre de pages : 453
Quatrième de couverture
« J’ai essayé dans cette étude de reconstituer les expériences des marins ordinaires au cours de la première moitié du XVIIIe siècle, afin de poursuivre et de développer le travail de défrichage de Jesse Lemisch, et de le faire dans l’esprit de "l’histoire du bas vers le haut". Bien qu’ayant nécessairement étudié les marchands, les capitaines, les sous-officiers et les officiels du royaume qui ont encadré la vie du marin, j’ai porté mon attention sur "Jack Tar" – nom symbolique du marin dans le monde anglophone –, ses espoirs, ses peurs, ses aspirations, ses défaites et ses victoires. »
Dans cette étude de référence, publiée en 1987 par Cambridge University Press, Marcus Rediker défend que les marins du XVIIIe siècle ne sont pas des personnages romantiques ou exotiques, mais de simples prolétaires partant en mer, issus du premier groupe important de travailleurs ayant vendu leur force de travail aux capitalistes marchands, eux-mêmes au service de l’économie mondialisée.
Ils ont été au cœur du processus historique qui a radicalement transformé le monde. Leur travail a quadrillé le globe en structures de production, d’échange et de communication. Ils ont été, en plus de cela, au centre des conflits de classe qui ont émergé à partir du XVIIIe siècle et ont inventé la grève, qui deviendra l’une des armes les plus importantes du prolétariat mondial. Ils ont également relié diverses catégories de producteurs – esclaves, domestiques, artisans – à travers l’espace et le temps.
Sommaire
Le marin, citoyen du monde
Le marin, travailleur collectif
Le marin comme travailleur salarié
Le marin comme « être entier »
Le marin en tant qu' «esprit de rébellion »
Le marin comme pirate
Le marin comme travailleur du monde
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