Photos et collages de vieux papiers et cartes postales anciennes agrémentent la lecture de ce recueil d'odes et de chants dédiés à la mer.
Poids : 764 g
Nombre de pages : 80
Quatrième de couverture
La mer, c'est le Seigneur, que, misère ou bonheur,
Tout destin montre et nomme ;
Le vent, c'est le Seigneur ; l'astre, c'est le Seigneur ;
Le navire, c'est l'homme.
Victor Hugo
La mer offre à l'homme le contenu de ses coffres pour peu qu'il ne la laisse pas trop longtemps seule face à ses solitudes immenses. Les poètes s'exécutent et osent ouvrir la boîte de Pandore. Ils donnent à contempler des jardins ultramarins recelant des fleurs : les lourds chrysanthèmes bleus, des myosotis en touffe, des roses sans tiges, des fleurs d'ombre aux ventouses jaunes ; puis, des fruits vénéneux du large, ses longs varechs, ses algues chevelues. La mer les réunit en d'aussi beaux bouquets que sur la terre, et, tout comme le ciel, elle abrite des étoiles.
En surface, elle égale ou dépasse en beauté toutes les nuances et les éclats du plafond céleste. C'est une eau verte dévorant les azurs verts aux longs figements violets. Les flots ont aussi la couleur grise des vieux étains, ou bien, sur l'ombre transparente, parfois la nage d'un poisson l'irise d'or, de nacre et d'émeraude. Dans son apparence, ce désert liquide ne garde pas de trace humaine mais se confond à
l'azur : La mer est un ciel bleu tombé, un Ciel à l'envers. Vivier d'une faune monstrueuse, elle accueille les méduses mauves, le Léviathan et un peuple de sirènes aux chants hypnotiques. Et ses parfums captivent et attisent les désirs.
Natacha Alexandre et Frédérique Jacquemin, convoquent ici les anciens (Coleridge, Hugo, Verlaine, Baudelaire…) et les modernes (Ponge, Neruda, Maulpoix, Queffélec... ) pour rendre un hommage magnifique à la poésie de notre mer nourricière.
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