
De son vrai nom Douglas Reeman, né en Angleterre en 1924.
Adoubé depuis plus de trente ans par la critique… et reconnu par des centaines de milliers de lecteurs des deux côtés de l'Atlantique comme l'héritier par excellence du regretté Forester, qualifié par le New York Times de « maître incontesté du roman d'aventures maritimes » – devant Dudley Pope et Patrick O'Brian, ses rivaux de toujours –, Kent continue bravement à tailler sa route à plus de 80 ans, et son héros Bolitho en est déjà à sa vingtième aventure. La raison de ce succès tient d'évidence au fait que l'auteur, qui s'engagea à 16 ans dans la Navy, au tout début de la dernière guerre, sait ce qu'il en est de la cruauté de la vie en mer, et ne badigeonne pas ses récits de couleur rose. Tout est ici raconté, vécu de l'intérieur, par un homme qui a appris à ne pas élever la voix et à serrer les dents, et qui sait que la vérité, rapportée sans tricher, disqualifie par force les inutiles exagérations de la fiction. Rigueur minutieuse dans l'évocation de la vie à bord, âpreté sans concession des scènes de violence, tension psychologique qui malmène délicieusement les nerfs du lecteur : tel est le cocktail aux vertus éprouvées qui a valu à Alexander Kent un public si fidèle.
A ceux qui n'ont jamais embarqué, on a envie de dire : faites vite, il y a encore quelques places à bord.