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Livre mer : la fete chantee et autres essais de theme amerindien de le clezio jean-marie gustave

LA FETE CHANTEE ET AUTRES ESSAIS DE THEME AMERINDIEN

Auteur(s): LE CLEZIO JEAN-MARIE GUSTAVE
Editeur : GALLIMARD
Date de parution : 23/10/1997

Thématique : LITTERATURE
18.29 €
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description
Un important recueil de textes écrits par Le Clézio fasciné par les peuples amérindiens.


Dimensions : 215 x 21 x 130 mm
Poids : 310 g
Nombre de pages : 240

Quatrième de couverture

Les textes historiques, les récits de mythes s'y mêlent au reportage et aux fragments autobiographiques ; ces écrits ont pour point commun l'admiration et l'amour que l'auteur n'a cessé de ressentir, depuis la première rencontre, pour les anciennes sociétés amérindiennes et leurs survivants contemporains, rescapés du génocide : leur sens de l'harmonie, leur respect des lois naturelles, leur puissance dans l'imaginaire et leur modestie dans le savoir.

Le texte qui donne son titre au recueil raconte en particulier, dans une prose superbe, la découverte initiatique par Le Clézio de la culture indienne et du bouleversement qui s'ensuivit dans son existence.

Extrait
  
 « Alors je vivais dans des maisons belles comme des palais, maisons vastes, arrondies, construites à l'orée des fleuves sur des pilotis, selon le plan simple et génial du parapluie, un tronc d'arbre central, pas de murs extérieurs, et un immense toit de feuilles qui abrite de la pluie, du brouillard du matin et du soleil violent de midi. Les sols étaient particulièrement beaux, faits d'une variété de bambou noir, brillant et élastique, frais dans le jour, doux la nuit. »

Paroles de l'auteur

« Il y a une vingtaine d’années, entre 1970 et 1974, j’ai eu la chance de partager la vie d’un peuple amérindien, les Emberas, et leurs cousins germains, les Waunanas, dans la province du Darién au Panama, expérience qui a changé toute ma vie, mes idées sur le monde et sur l’art, ma façon d’être avec les autres, de marcher, de manger, de dormir, d’aimer, et jusqu’à mes rêves.

J’appris la vanité des objets de notre monde de la consommation, vains parce que la chaleur, l’humidité, les insectes les rendent inutilisables. Alors je vivais dans des maisons belles comme des palais, maisons vastes, arrondies, construites à l’orée des fleuves sur des pilotis, selon le plan simple et génial du parapluie : un tronc d’arbre central, pas de murs extérieurs, et un immense toit de feuilles qui abrite de la pluie, du brouillard du matin et du soleil violent du midi. Les sols étaient particulièrement beaux, faits d’une variété de bambou noir, brillant et élastique, frais dans le jour, doux la nuit.

Je découvris le luxe de n’avoir pas de meubles, rien que le tapis d’écorce de caoutchouc, la moustiquaire et le purukaw, la « fille de la tête », l’oreiller de bois sculpté qu’on range dans le toit chaque matin. Je découvris le plaisir de se baigner au crépuscule, quand le soleil s’est déjà couché et que le fleuve vous enveloppe, chaud dans la fraîcheur de la nuit. J’appris à manœuvrer la pirogue, avec la longue perche, les orteils agrippés au bord, à descendre à toute vitesse les longues « rues » et à passer les rapides, à reconnaître le canal à la seule couleur de l’eau, à deviner les pierres et les branches noyées au frisson qu’elles font à la surface.

Biographie de l'auteur

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